mercredi 7 mars 2012

Hommage à Maurice Demuer (1921-2012)




Maurice De Muer, né le 4 octobre 1921 à Potigny et mort le 4 mars 2012 à Seillans, est un coureur cycliste français, professionnel de 1943 à 1951.
Il remporte Paris-Camembert en 1944 et termine second de l'édition 1946 de Paris-Nice. Il sera le co-équipier de Ferdi KüblerPaul GiguetCamille Danguillaume, d'Émile Idée et de Jean de Gribaldy.
Maurice De Muer est devenu directeur sportif dès 1960. C'est à ce titre qu'il est plus connu. Prenant en charge une petite équipe, le groupe sportif Pelforth-Sauvage-Lejeune, il recrute des coureurs de tempérament. Cette équipe est admise à participer au Tour de France à partir de 1963, le directeur sportif atteint la notoriété lorsqu'en 1964 l'un de ses coureurs Georges Groussard porte le maillot jaune pendant 10 journées. Son équipe, dont le capitaine de route est Henri Anglade triomphe cette année-là aux classement inter-équipes. Il a dirigé ensuite l'équipe Bic (1969 à 1974) avec laquelle il mène le bouillant Luis Ocaña à la victoire en 1973. Il dirige l'équipe Peugeot de 1978 à 1982.

Palmarès

  • 1943
    • 2e de Wanferçée-Baulet (BEL)

Résultats sur le Tour de France

  • 1947 : abandon (2e étape)
  • 1948 : abandon (14e étape)
  • 1950 : 32e

Direction sportive:



 1960Pelforth 43 - Carlier (Fra) - direction
1969Bic (Fra) - direction
1970Bic (Fra) - direction
1971Bic (Fra) - direction
1972Bic (Fra) - direction
1973Bic (Fra) - direction
1974Bic (Fra) - direction


Maurice De Muer, une jeunesse valenciennoise

mercredi 07.03.2012, 05:33La Voix du Nord
 Avec Bernard Thévenet, qui mit fin au règne d'Eddy Merckx sur le Tour de France, en 1975.REPRO. «LA VOIX»Avec Bernard Thévenet, qui mit fin au règne d'Eddy Merckx sur le Tour de France, en 1975.REPRO. «LA VOIX»

|  LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Il restera comme le directeur sportif ayant conduit Luis Ocana (1973) et Bernard Thévenet (1975, 1977) à la victoire dans le Tour de France. Maurice De Muer, qui s'est éteint dimanche dans le Var à 90 ans, était un enfant de Trith-Saint-Léger.
Son état civil ne l'indique pas, mais Maurice De Muer était un homme du Valenciennois. Il était né le 6 octobre 1921 dans un village du Calvados, Potigny, mais, quelques mois seulement après sa naissance, son père qui était lamineur à Caen, aîné d'une famille de treize enfants, fut nommé contremaître à Nord-Est (devenu Usinor), à Trith-Saint-Léger. La famille s'installa rue Berlioz, dans le quartier du Poirier.
Ce père, qui voulait lui voir prendre un autre chemin que celui de l'usine, lui transmit sa passion du cyclisme. Dès l'âge de 10 ans, l'enfant prit part aux courses du Croisé-Laroche. Dans son quartier, il s'inspirait de l'exemple d'Albert Barthélémy, vainqueur des trois premières éditions (de 1928 à 1930) du Grand Prix de Fourmies - qu'il gagnera à son tour en 1941. À seize ans, il remporta le « Pas Dunlop ». Au Cyclo-Club de Prouvy, l'un de ses camarades était Camille Blanckaert, avec lequel il allait dominer les courses régionales. Sur les photographies qu'a ressorties pour nous hier le collectionneur Jean-Paul Delcroix (ci-dessous), Camille Blanckaert n'est jamais très loin de Maurice De Muer. Tous deux seraient plus tard marchands de cycles, l'un à Valenciennes et l'autre à Dunkerque...
Maurice De Muer, qui avait suivi des cours d'électricité le soir après l'école et avait été garçon boucher dans la rue de Famars, fit du cyclisme son métier en 1943 et resta professionnel jusqu'en 1951. Il gagna un Paris-Camembert (1944), se classa deuxième d'un Paris-Nice (1946) et 32e pour sa troisième participation au Tour de France (1950). Professionnel, il n'avait connu qu'un maillot : celui de Peugeot. Il resta fidèle à la marque en s'installant comme marchand de cycles, à Lille d'abord, puis à Dunkerque. Il participa dans la ville côtière à la création des « Quatre Jours » et fit ses débuts de directeur sportif. Prélude d'une carrière qui le vit diriger successivement trois équipes ayant marqué leur époque : Pelforth-Sauvage-Lejeune (1962-68), Bic (1969-74), Peugeot (1975-81). Et, dans chacune d'elles, un vainqueur du Tour de France : Jan Janssen (1968, sous son maillot d'équipe nationale), Luis Ocana (1973), Bernard Thévenet (1975, 1977). Mais aussi, chez Bic, Jacques Anquetil et Jean Stablinski en fin de carrière.
Avec son épouse Jacqueline - étroitement associée à son métier de directeur sportif et qu'il avait connue lors d'un Paris-Roubaix fini en voiture -, Maurice De Muer s'était retiré il y a trente ans à Seillans (Var), là où l'équipe Peugeot faisait ses stages d'avant-saison. Leur villa avait été en partie dévastée par un incendie le 1er octobre dernier, et le « lion » - comme titrait hier L'Équipe, en référence à son passé « peugeotiste » - s'est éteint à la maison de retraite de Callian. •
BERNARD DÉFONTAINE
Source:wikipedia & la voix du nord
photos:dewielersite

1 commentaire:

  1. •Son décès est annoncé à la presse par le maire de la commune René UGO.
    •Le journal « L’Équipe » annonce son décès par l’article « Maurice de MUER n'est plus ». Son brillant parcours en tant que directeur sportif y est longuement rapporté et surtout le fait « qu’il mena deux de ses coureurs à la victoire de la grande boucle ».
    •L’Ouest France intitule aussi son article de la même manière pour relayer l’annonce de la disparition de « ce Passionné de cyclisme, ne cessant de rappeler à ses coureurs la chance qu'ils avaient de pratiquer leur métier plutôt que d'aller à l'usine ».
    •Bernard DÉFONTAINE du journal La Voix du Nord avec son article « Maurice de MUER, une jeunesse valenciennoise » revient sur sa vie à l’occasion de son décès, tout en s’attardant sur son parcours. L’article souligne d’ailleurs qu’il « restera comme le directeur sportif ayant conduit Luis OCANA (1973) et Bernard THÉVENET (1975, 1977) à la victoire dans le Tour de France ».
    •De son côté, Le Figaro survole brièvement sa carrière pour annoncer son décès.

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